跳转到内容

语言

语言

购物车

您的购物车为空

Technikart: Baptiste Giabiconi, Model Extra : « L’accessoire Est Essentiel ! »

BAPTISTE GIABICONI, MODEL EXTRA : « L’ACCESSOIRE EST ESSENTIEL ! »

À 32 ans, Baptiste Giabiconi est sur tous les fronts : il met la touche finale à une expo de photos dédiée à son mentor Lagerfeld à l’occasion du MET Gala, il prépare une ligne de sous-vêtements et il est l’égérie tout-terrain de la maison de joaillerie APM Monaco. Il est venu nous présenter le nouveau visage de cette marque « pour tous ». Interview chic & fluide.

Tu es Égérie APM Monaco depuis janvier 2021. Comment est née cette collaboration ?
Baptiste Giabiconi : Elle est née d’une envie de la marque. J’ai eu la chance de rencontrer ses propriétaires, la créatrice Kika Prette et son mari Philippe, et j’ai retrouvé l’aspect familial qui me plaît. APM allie tous les points importants que j’ai envie de véhiculer. Elle propose une collection différente tous les mois – tout en faisant de la super qualité, fait main, avec des pièces accessibles.

À tes yeux, c’est un critère important que les jeunes puissent avoir accès à de la qualité, alors qu’il sont en général mis de côté par la haute joaillerie ?
Effectivement et c’est un carton dans le monde entier ! APM Monaco, c’est 500 boutiques. La marque est très puissante sur le marché asiatique. Elle se développe sur le territoire français et européen, c’est pourquoi ils ont fait appel à moi. Et, entre vous et moi, le côté sudiste de la marque m’a aussi motivé !

Tu as également posé pour une collection unisexe. Peux-tu nous en dire plus ?
C’est une première pour APM qui fête ses 40 ans. Ils ont voulu développer l’homme au fur et à mesure de notre collaboration et l’unisexe va le rendre possible. Je prends beaucoup de plaisir à travailler. Karl m’a donné le goût du bijou, de l’accessoire. Ce sont des intemporels, avec la possibilité de mixer toutes les couleurs, toutes les matières, qui plaisent de 7 à 77 ans. C’est la grande force d’APM, de plaire à toutes les générations. Aujourd’hui, la marque est entièrement unisexe.

Quel est ton rapport aux bijoux ?
J’avais des gourmettes, des chevalières, que j’aimais porter à partir de l’adolescence. Mais lorsque j’ai rencontré Karl, c’était l’époque de la marque Chrome Heart et il mettait des bijoux partout ! Quand il adorait quelque chose, il était extrême. Il voulait que j’en porte à ses côtés, donc j’ai imité, puis j’ai créé une personnalité associée.

Le thème du Gala Met 2023 a été dévoilé. Il va rendre hommage à Karl Lagarfeld, tu y seras ?
Bien sûr. C’est ce qu’on attendait tous, depuis son départ. C’est génial de pouvoir créer l’univers du Met pour Karl, avec une expo à côté. J’y suis allé une fois avec lui. La deuxième sera pour lui rendre hommage, c’est un honneur.

Parmi tout ce qu’il t’a appris, qu’est-ce qui te sert dans la vie de tous les jours ?
Tout. Je l’ai rencontré à 18 ans, j’ai passé près de dix ans à ses côtés. Je faisais appel à lui pour tout, il me conseillait. Je ne peux plus me confier à lui, mais je me demande toujours comment il aurait perçu ceci ou cela. Il était tellement cultivé. Je m’asseyais dans un coin et j’observais : j’aimais être là, être cette petite oreille, qui prend ce qu’elle a à prendre. Une petite éponge qui prenait tout ce qu’il pouvait absorber. Ça m’a construit, de dix-huit ans à maintenant.

Est-ce qu’il y a un conseil, ou une phrase, qui t’a marqué ?
Essentiellement le respect de l’entourage et la fidélité. Autour de lui, des personnes travaillaient depuis plus de trente ans. Il ne fallait pas la lui faire à l’envers, mais si vous le respectiez, il était très humain. Les gens l’imaginaient dans sa tour d’ivoire, alors qu’au contraire, il avait toujours une pensée pour une employée, une réceptionniste, un sans-abri. Il connaissait sa chance de pouvoir se coucher tranquille, d’être au chaud. C’était avec beaucoup de sincérité et ça faisait partie de son intelligence.

Tu es le parrain de l’EIDM depuis trois ans. Tu as la volonté de transmettre ce qu’on t’a donné ?
Complètement. Toutes les connaissances spontanées que j’ai pu acquérir dans le monde de la mode, de la communication, du réseau, j’ai envie de le redonner au service d’élèves qui veulent faire des choses dans ce métier.

Entre le parrainage, APM Monaco et tes années avec Karl, l’idée centrale, c’est la famille, l’humanité et l’échange ?
S’il n’y a pas de feeling, je n’arrive pas à travailler. L’humour et la dérision font la clé du succès.

Prévois-tu une branche mannequinat avec Wonderwall Agency (agence d’image, lancée par Baptiste Giabiconi en novembre 2019) ?
Peut-être que le format agence de mannequinat évolue. Et j’ai envie d’aller à la rencontre de ceux qui veulent s’engager au cœur du métier, à travers des conférences et des formations. C’est ce qu’on met en place aujourd’hui. Je me déplace et j’accompagne, dans le développement, ceux qui souhaitent se lancer.

Tu as joué plusieurs rôles au cinéma et à la télévision : à quand le premier rôle dans un long-métrage ?
Étonnement, je le sens arriver, tout doucement. Je vais avoir 33 ans, je gagne en maturité, ce qui intéresse les producteurs. Pendant quinze ans, avec le métier de modèle, on entre dans des personnages différents, on joue des rôles. Il reste encore à le transformer devant une autre caméra…

Tu as sorti deux albums, as-tu d’autres projets en cours ?
J’ai toujours été fasciné par la musique. Je ne l’ai jamais fait pour être un chanteur, c’était vraiment par passion. Il y a des choix à faire, on ne peut pas être partout, mais je pourrais revenir avec un projet mêlant des idées qui me tiennent à cœur, sur la foi, la religion. J’y pense, ça mûrit. C’est quelque chose de plus personnel.

Quels sont tes projets pour 2023 ?
Les conférences et les formations, sur le métier du mannequinat et de la communication, une ligne de sous-vêtements, qui est en cours de développement. Et puis on travaille sur du Gin, sur du parfum aussi. On explore… Et puis avec APM, la collaboration continue !

Baptiste dans dix ans, c’est…
Ici, chez Technikart, en train de vous parler de mes projets de Gin et de sous-vêtements. Peut-être avec une vie familiale et des enfants en plus !